Poèmes

Ces deux poèmes ont été écrits par un grand ami des chats : ARMEL de L. 

MERCI Armel 

CHIEN ET CHATS Armel de L

 Chiens et Chat

Un chat tout roux vivant à Châteauroux

 Vécut la folle épopée des matous.

 Il rencontra au détour du hasard

De bien curieux chiens. Voici son histoire :

 

À quatre pattes, il grimpa au grenier

Pour dévorer quelque rat grassouillet.

 Il fut tout surpris et même ébaubi

De n’y apercevoir qu’un chien assis.

 

Tout penaud, il fila dans le jardin

Désireux de se farcir un lapin

Il n’eut rien à se mettre sous la dent

À part des pissenlits ou du chiendent.

 

Il descendit dans le sombre sous-sol,

 Le poil hérissé de rage folle.

Parmi les outils de bois et de fer,

Il découvrit la peau d'un chien de mer.

 

Ces cabots finirent par l'agacer ;

Il choisit alors d'aller se coucher.

Son bon maître était déjà assoupi :

Horreur ! Il dormait... en chien de fusil.

A. de. L.

 

  une vie de chien ARMEL de L

 

Une Vie de Chien

L’âme en paix, il guettait l’arrivée des péniches ;

Fidèle, il guettait comme un chien traquant la biche.

Sous un chaud soleil, sous la pluie ou sous le vent,

Il faisait les cents pattes pour passer le temps.

 

Ainsi, s’égrenaient les jours d’un pauvre éclusier,

Il ressemblait à un chien perdu sans collier.

Il n’avait point d’amis ; jamais, il n’écrivait.

Il lisait ou penchait la tête pour rêver.

 

Il aurait tant voulu être aimé par les siens :

Petit, on l’avait abandonné comme un chien.

Il s’appelait Bernard ; ce fut loin d’être un saint :

Sa vie s’accompagna de multiples larcins.

 

Dans une prison, il avait connu l’enfer,

Maltraité durant des années par des cerbères.

Un jour, on lui avait proposé cet emploi ;

Ivre de bonheur, il avait sauté de joie.

 

Maintenant, en sentant le bateau arriver,

Heureux de l’accueillir, son être frétillait.

Les gens l’aimaient bien ; parfois, ils le nourrissaient,

Par pudeur, ils hésitaient à le caresser.

 

Sur sa gueule, nulle trace de lassitude :

Il aimait la liberté et la solitude.

L’âme en paix, il guettait l’arrivée des péniches

Et attendait le soir pour regagner sa niche.

A. de. L.

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